extra

une nuit a part

Vendredi, repos à la maison mais besoin absolu d’aller aux impôts (chouette).
Ju se réveille de sa sieste à 14h30 après seulement 1h… tant pis il neige à peine ça ne tient pas au sol, on y va elle dormira quand elle en aura envie.

A peine 10 km de fait et la neige commence à franchement tomber…
Petit tour aux impôts (pour rien au final), deux trois courses au super marcher et en sortant magnifique parking tout blanc…mais ça tombe et ça tombe et il y a un début de bouchon pour sortir du parking.

Cette fois il est urgent de rentré Juliette a pris un bib (sans grande conviction) il est 16h45, à 19h il faut absolument que nous soyons à la maison pour le prochain repas de la miss..facile!

1h plus tard nous approchons de la sortie du parking! Entre temps Ju en a eu marre d’être dans son pilote, puis d’être dans son cosy tout court alors que ça ne bouge pas, donc vu qu’on était à l’arrêt direction mes genoux pour une partie de « pomme d’api » en folie, puis une micro sieste d’une demi heure et des chansons à tout va (elle s’endort quand je chante, ça doit être une manière de protéger ses oreilles de ma voix de canard). Moi pendant ce temps là je balise, si j’étais seule je prendrais mon mal en patience mais avec mon amour je ne peux pas me permettre de passer la nuit dans la voiture. En plus j’ai prévu un encas mais pas un repas complet. Je me fais des plans « si à telle heure on est là je fais ceci, si on est là je fais cela)

L’attente est longue et je vois bien que ju n’en peut plus, alors je lui explique que l’on n’a pas le choix qu’on est bloqué. Elle fait la moue mais ne pleure pas (formidable cette puce je vous jure).
A ce moment là mon prochain plan est d’aller chez la marraine de Ju qui habite dans le centre (qui sera forcement bouché) et de trouver une pharmacie avant 19h pour prendre du lait et de l’eau pour ju. Il est 18h30. Je fais le pari de passer par les petites rues que tout le monde semble délaisser. Bingo en 5 minutes je suis à 3 rues de chez mon amie, encore 10minutes de bouchon je vois une place de parking je décide de laisser la voiture.

Hop on sort la poussette les courses sous la poussette, mon coeur dans son pilote dans la poussette tout le monde au chaud on monte..mais ça glisse. Grosse angoisse que la poussette bascule, mais si je prends Ju dans les bras et que je tombe c’est pire. Je suis au bord de la crise de nerf, en plus je n’ai aucune garantie que mon amie soit chez elle, après tout elle est sans doute bloquée comme tout le monde.

Arrivée au coin de la rue, je vois de la lumière dans son appart et là je craque de soulagement. Je lui confie Ju le temps d’aller cher une boite de lait chez ma pharmacienne maman-porteuse qui me fera aussi un tisac de survie pour la nuit.

je retourne chez mon amie dans les escaliers j’entends Juliette hurler à la mort, elle aussi décharge tout le stress que je lui ai transmis. On fait des calins autant pour elle que pour moi, en se baladant dans l’appart au bout de 15-20 min tout le monde est soulagé au calme et au chaud prêt à jouer. 21h Ju est usée elle devrait dormir depuis une bonne demi heure…elle qui a du mal à dormir sans sa turbulette, je l’emmaillote dans une couverture polaire lui fait un cocon avec un traversin et hop sur le lit de la chambre d’amis

Enfin pas tout le monde, car pas de nouvelle de Doudou parti bosser en bus le matin. Je l’appelle il est à la gare routière, pas de bus il dort sûrement à l’hôtel mais pour le moment attend encore au cas ou il y aurait une dernier bus. Je lui demande de m’appeler avant de se coucher.
21h30 pas de nouvelles, je le rappelle, il est dans une voiture avec un mec rencontrer à la gare qui lui a parlé d’un ami qui pourrait les aider. L’ami en question est chasseur alpin dans la drome. Il propose d’emprunter la voiture d’un ami et de les amener a Fougères (en 106).
A 23h coup de téléphone, Doudou est en bas, tout va bien. Un petit récit de nos péripéties et au lit je rejoins ma puce qui me sert fort le doigt, nous apprécionsle silence que la neige amène en ville et le lendemain matin….

Dans la vie il y a des personnes formidables, que l’on connaît et qui sont toujours là en cas de besoin et même quand il n’y a pas besoin. Et il y en a d’autre que l’on ne connaît pas qu’on ne reverra sûrement jamais mais qui sont quand même là. Merci à eux.
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s